mercredi 6 juillet 2011

L'affaire Guy Turcotte

Autour du crime qui soulève les passions, beaucoup de citoyens déçus (!) semblent confondre justice et vengeance. En effet, la justice dans un État de droit tel que le notre requiert une ouverture d'esprit.

Le fatalisme et le défaitisme dont font preuve certains de mes concitoyens démontrent une spectaculaire paresse intellectuelle.

Vous avez perdu confiance en nos institutions malgré la constante décroissance de la criminalité (incluant les crimes violents) au cours des 20 dernières années ? Vous préféreriez un système de justice plus "simple" qui pond des verdicts de culpabilité à la chaîne ? N'attendez plus, call now : la Syrie, l'Iran, la Chine, la Birmanie ou encore la Corée du Nord vous attendent à bras ouverts ! À vous la découverte, les grands espaces et le goût exquis de la justice arbitraire !


Perdre confiance en nos institutions est une procédure inadmissible, votre honneur. Et ça, c'est sans appel.

Un citoyen optimiste


N.B.:

Ce qui m'aide à ne pas trop désespérer à travers ces vagues de commentaires ridicules, c'est que les gens directement impliqué dans l'exercice du droit sont les moins émotifs et les plus justes.

vendredi 1 juillet 2011

Le chat et la souris du Lower East Side

La souris :



Le chat :



Évidemment, la réaction de la foule et le discours final de Steele ne font rien pour m'aider à vivre sans cette puissante et unique énergie.

mardi 1 février 2011

Les enfants terribles

Amy Chua s'en va-t-en guerre.

Professeure de droit à Yale, née aux États-Unis de parents immigrants de la minorité chinoise aux Philippines, Amy aime beaucoup l'ordre et la discipline. Et la controverse.

Son dernier billet, publié le 8 janvier dernier dans le Wall Street Journal, a reçu plus de réponses (7700) que n'importe quel autre article depuis la création du site web. Et ça se comprend aisément.

Le sujet, abordé de plein fouet : on élève mieux les enfants à la chinoise qu'à l'américaine. Entendre ici, selon Mme Chua, une éducation familiale sans compromis. Ici, l'enfant doit tout à ses parents qui eux veillent à tenir une interminable liste d'interdits : pas de nuit passée chez les amis, pas de sport étudiant, pas de relation amoureuse, pas de jeu vidéo, pas le choix d'apprendre la musique classique, pas le choix de l'instrument, pas de télé et surtout, pas de note inférieure à A. Sinon... Sinon c'est pas beau. En exemple ce passage particulièrement débile ou son enfant de 7 ans est incapable de jouer un truc vraiment poussé sur le piano...

Au départ je me suis dit ok, elle tient quelque chose. Il y a parfois un laxisme évident ici. Une espèce de survalorisation de l'enfant qui peut mener direct au petit roi, incapable de toute critique. Mais plus ça avance, plus on glisse vers une rhétorique simpliste et racoleuse. Comment peut-il n'y avoir qu'UN modèle d'éducation pour la Chine(!), et qu'un seul autre pour les États-Unis? Comment peut-elle se faire porte étendard du supposé modèle chinois en étant prof. à Yale, l'une des deux plus emblématiques institutions de "l'ennemi"? Et qu'arrive-t-il si le petit soldat n'est pas fait pour ça? Comment? dites-vous, la déprime chez les enfants n'existe pas? Bien sûr, tout comme il n'y a pas d'homosexuel en Iran, j'imagine.

Article :

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704111504576059713528698754.html

Pour un best of des réactions :

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703959104576081873998873948.html?mod=WSJ_article_related

samedi 4 décembre 2010

insomnie Française

Avant Daft Punk et bien sûr avant Xavier et Gaspard s'en vont A Cross The Universe, il y avait Jean Michel Jarre.

Lasers sur Arc de Triomphe et acide vendus séparément.

Montage du clip en VHS, check.



Jean Michel Jarre - Oxygene 4
envoyé par newcanadian. - Regardez d'autres vidéos de musique.

samedi 16 octobre 2010

Même pas drôle

Choses à faire aujourd'hui:

-Me stationner sous la pancarte "livraison" d'un hôpital psychiatrique.

-Rire d'une personne âgée. 

-Dire au poissonnier que "ça sent la noune à plein nez icitte".

-Défoncer une porte de toilette publique occupée et dire "Je suis de l'Institut Canadien de Gastroentérologie, faites comme si j'étais pas là".

-Faire un jeu de mot avec "mine" et "Chili".

-Me rappeler de ne plus faire de liste.

lundi 4 octobre 2010

La revanche du nerd

The Social Network
critique

La première chose qu'on remarque quand on regarde un film de David Fincher, c'est l'omniprésence de la mise en scène. Travelling à travers les murs et panoramiques 720 degrés, arrêts sur image, typographie "dynamique" qui entre dans le champs et autres météo caricaturales.... 

Pas dans ce film.  Ça m'a même pris quelque minutes pour "m'habituer" à cette réalisation beaucoup plus en retrait. Plus lisse. Comme pour laisser le scénario prendre toute la place. En effet, le script d'Aaron Sorkin (The West Wing, A Few Good Man) est si riche en dialogues que Fincher a levé le pied sur les artifices techniques. Ce qui est en partie une bonne chose. Spielberg en aurait probablement fait un film de 3h00 pour ne pas sacrifier ses "belles images"... Tout de même, Fincher nous a habitué à mieux.

Dialogues donc, particulièrement acérés et portés par un casting taillé sur mesure. En témoigne Jesse Eisenberg (Zombiland) qui incarne un Mark Zuckerberg à la fois génial et inquiétant. D'où l'intérêt du film. Ce personnage (probablement fort romancé), obsédé par le prestige social, est en fait incapable de cultiver la moindre amitié. Et il finira par créer... le site de réseautage social le plus populaire au monde!

Depuis que le scénariste Sorkin a dit que Facebook "est à la socialisation ce que la télé-réalité est à la réalité", on peut comprendre que le vrai Mark Z. n'est pas trop chaud à l'idée du film. On le comprend, mais on n'est pas inquiet pour sa retraite.

Viennent s'ajouter à cette oeuvre d'autres trucs cools comme la musique glauque et grave de Trent Reznor  ou encore Justin Timberlake  en fondateur de Napster playboy et manipulateur. Convaincu ?


Bien que ce ne soit pas, d'après moi, le chef d'oeuvre annoncé par la critique américaine (l'agrégateur Metacritic calcul une note de 97% après comptabilisation de 40 critiques journalistiques), il s'agit certainement d'un film fort qui traite audacieusement du plus jeune milliardaire de la planète. 

Remplacez Rosbud par ajouter Mark comme ami.

vendredi 1 octobre 2010

L'extraterrestre de St-Armand

Assis, le dos appuyé contre un érable qui borde le chemin de St-Armand, Jean-Pierre Raffarin (nom fictif) venait d'avoir une Révélation. Jusque là hanté par le souvenir du regard triste et moqueur de son père mourant dans ses bras, le sens de la vie lui apparu enfin lorsque, soudainement :

-Bonjour, je viens d'une autre planète...

Brutalement chassé de ses réflexions, horrifié, Jean-Pierre Raffarin se leva sec devant l'immigrant à trois jambes. Celui-ci  sortit un calepin de son vêtement galactique, le consulta et marmonna prestement :

-Je m'appelle Vrok. Je viens de la Galaxie voisine. Je suis ici en paix. Bla bla bla...  Gêné, il parcourut le texte rapidement du doigt puis tourna la page. Ah!  Il se racla la gorge. Voilà!  Soulagé, il ajouta, Je cherche le Parlement.

Jean-Pierre Raffarin était bouche bée. Il n'avait pas cligné des yeux depuis l'arrivée de Vrok. Il était terrifié.