Autour du crime qui soulève les passions, beaucoup de citoyens déçus (!) semblent confondre justice et vengeance. En effet, la justice dans un État de droit tel que le notre requiert une ouverture d'esprit.
Le fatalisme et le défaitisme dont font preuve certains de mes concitoyens démontrent une spectaculaire paresse intellectuelle.
Vous avez perdu confiance en nos institutions malgré la constante décroissance de la criminalité (incluant les crimes violents) au cours des 20 dernières années ? Vous préféreriez un système de justice plus "simple" qui pond des verdicts de culpabilité à la chaîne ? N'attendez plus, call now : la Syrie, l'Iran, la Chine, la Birmanie ou encore la Corée du Nord vous attendent à bras ouverts ! À vous la découverte, les grands espaces et le goût exquis de la justice arbitraire !
Perdre confiance en nos institutions est une procédure inadmissible, votre honneur. Et ça, c'est sans appel.
Un citoyen optimiste
N.B.:
Ce qui m'aide à ne pas trop désespérer à travers ces vagues de commentaires ridicules, c'est que les gens directement impliqué dans l'exercice du droit sont les moins émotifs et les plus justes.
mercredi 6 juillet 2011
vendredi 1 juillet 2011
Le chat et la souris du Lower East Side
La souris :
Le chat :
Évidemment, la réaction de la foule et le discours final de Steele ne font rien pour m'aider à vivre sans cette puissante et unique énergie.
Le chat :
Évidemment, la réaction de la foule et le discours final de Steele ne font rien pour m'aider à vivre sans cette puissante et unique énergie.
mardi 1 février 2011
Les enfants terribles
Amy Chua s'en va-t-en guerre.
Professeure de droit à Yale, née aux États-Unis de parents immigrants de la minorité chinoise aux Philippines, Amy aime beaucoup l'ordre et la discipline. Et la controverse.
Son dernier billet, publié le 8 janvier dernier dans le Wall Street Journal, a reçu plus de réponses (7700) que n'importe quel autre article depuis la création du site web. Et ça se comprend aisément.
Le sujet, abordé de plein fouet : on élève mieux les enfants à la chinoise qu'à l'américaine. Entendre ici, selon Mme Chua, une éducation familiale sans compromis. Ici, l'enfant doit tout à ses parents qui eux veillent à tenir une interminable liste d'interdits : pas de nuit passée chez les amis, pas de sport étudiant, pas de relation amoureuse, pas de jeu vidéo, pas le choix d'apprendre la musique classique, pas le choix de l'instrument, pas de télé et surtout, pas de note inférieure à A. Sinon... Sinon c'est pas beau. En exemple ce passage particulièrement débile ou son enfant de 7 ans est incapable de jouer un truc vraiment poussé sur le piano...
Au départ je me suis dit ok, elle tient quelque chose. Il y a parfois un laxisme évident ici. Une espèce de survalorisation de l'enfant qui peut mener direct au petit roi, incapable de toute critique. Mais plus ça avance, plus on glisse vers une rhétorique simpliste et racoleuse. Comment peut-il n'y avoir qu'UN modèle d'éducation pour la Chine(!), et qu'un seul autre pour les États-Unis? Comment peut-elle se faire porte étendard du supposé modèle chinois en étant prof. à Yale, l'une des deux plus emblématiques institutions de "l'ennemi"? Et qu'arrive-t-il si le petit soldat n'est pas fait pour ça? Comment? dites-vous, la déprime chez les enfants n'existe pas? Bien sûr, tout comme il n'y a pas d'homosexuel en Iran, j'imagine.
Article :
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704111504576059713528698754.html
Pour un best of des réactions :
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703959104576081873998873948.html?mod=WSJ_article_related
Professeure de droit à Yale, née aux États-Unis de parents immigrants de la minorité chinoise aux Philippines, Amy aime beaucoup l'ordre et la discipline. Et la controverse.
Son dernier billet, publié le 8 janvier dernier dans le Wall Street Journal, a reçu plus de réponses (7700) que n'importe quel autre article depuis la création du site web. Et ça se comprend aisément.
Le sujet, abordé de plein fouet : on élève mieux les enfants à la chinoise qu'à l'américaine. Entendre ici, selon Mme Chua, une éducation familiale sans compromis. Ici, l'enfant doit tout à ses parents qui eux veillent à tenir une interminable liste d'interdits : pas de nuit passée chez les amis, pas de sport étudiant, pas de relation amoureuse, pas de jeu vidéo, pas le choix d'apprendre la musique classique, pas le choix de l'instrument, pas de télé et surtout, pas de note inférieure à A. Sinon... Sinon c'est pas beau. En exemple ce passage particulièrement débile ou son enfant de 7 ans est incapable de jouer un truc vraiment poussé sur le piano...
Au départ je me suis dit ok, elle tient quelque chose. Il y a parfois un laxisme évident ici. Une espèce de survalorisation de l'enfant qui peut mener direct au petit roi, incapable de toute critique. Mais plus ça avance, plus on glisse vers une rhétorique simpliste et racoleuse. Comment peut-il n'y avoir qu'UN modèle d'éducation pour la Chine(!), et qu'un seul autre pour les États-Unis? Comment peut-elle se faire porte étendard du supposé modèle chinois en étant prof. à Yale, l'une des deux plus emblématiques institutions de "l'ennemi"? Et qu'arrive-t-il si le petit soldat n'est pas fait pour ça? Comment? dites-vous, la déprime chez les enfants n'existe pas? Bien sûr, tout comme il n'y a pas d'homosexuel en Iran, j'imagine.
Article :
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704111504576059713528698754.html
Pour un best of des réactions :
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703959104576081873998873948.html?mod=WSJ_article_related
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