Choses à faire aujourd'hui:
-Me stationner sous la pancarte "livraison" d'un hôpital psychiatrique.
-Rire d'une personne âgée.
-Dire au poissonnier que "ça sent la noune à plein nez icitte".
-Défoncer une porte de toilette publique occupée et dire "Je suis de l'Institut Canadien de Gastroentérologie, faites comme si j'étais pas là".
-Faire un jeu de mot avec "mine" et "Chili".
-Me rappeler de ne plus faire de liste.
samedi 16 octobre 2010
lundi 4 octobre 2010
La revanche du nerd
The Social Network
critique
La première chose qu'on remarque quand on regarde un film de David Fincher, c'est l'omniprésence de la mise en scène. Travelling à travers les murs et panoramiques 720 degrés, arrêts sur image, typographie "dynamique" qui entre dans le champs et autres météo caricaturales....
Pas dans ce film. Ça m'a même pris quelque minutes pour "m'habituer" à cette réalisation beaucoup plus en retrait. Plus lisse. Comme pour laisser le scénario prendre toute la place. En effet, le script d'Aaron Sorkin (The West Wing, A Few Good Man) est si riche en dialogues que Fincher a levé le pied sur les artifices techniques. Ce qui est en partie une bonne chose. Spielberg en aurait probablement fait un film de 3h00 pour ne pas sacrifier ses "belles images"... Tout de même, Fincher nous a habitué à mieux.
Dialogues donc, particulièrement acérés et portés par un casting taillé sur mesure. En témoigne Jesse Eisenberg (Zombiland) qui incarne un Mark Zuckerberg à la fois génial et inquiétant. D'où l'intérêt du film. Ce personnage (probablement fort romancé), obsédé par le prestige social, est en fait incapable de cultiver la moindre amitié. Et il finira par créer... le site de réseautage social le plus populaire au monde!
Depuis que le scénariste Sorkin a dit que Facebook "est à la socialisation ce que la télé-réalité est à la réalité", on peut comprendre que le vrai Mark Z. n'est pas trop chaud à l'idée du film. On le comprend, mais on n'est pas inquiet pour sa retraite.
Viennent s'ajouter à cette oeuvre d'autres trucs cools comme la musique glauque et grave de Trent Reznor ou encore Justin Timberlake en fondateur de Napster playboy et manipulateur. Convaincu ?
Bien que ce ne soit pas, d'après moi, le chef d'oeuvre annoncé par la critique américaine (l'agrégateur Metacritic calcul une note de 97% après comptabilisation de 40 critiques journalistiques), il s'agit certainement d'un film fort qui traite audacieusement du plus jeune milliardaire de la planète.
Remplacez Rosbud par ajouter Mark comme ami.
critique
La première chose qu'on remarque quand on regarde un film de David Fincher, c'est l'omniprésence de la mise en scène. Travelling à travers les murs et panoramiques 720 degrés, arrêts sur image, typographie "dynamique" qui entre dans le champs et autres météo caricaturales....
Pas dans ce film. Ça m'a même pris quelque minutes pour "m'habituer" à cette réalisation beaucoup plus en retrait. Plus lisse. Comme pour laisser le scénario prendre toute la place. En effet, le script d'Aaron Sorkin (The West Wing, A Few Good Man) est si riche en dialogues que Fincher a levé le pied sur les artifices techniques. Ce qui est en partie une bonne chose. Spielberg en aurait probablement fait un film de 3h00 pour ne pas sacrifier ses "belles images"... Tout de même, Fincher nous a habitué à mieux.
Dialogues donc, particulièrement acérés et portés par un casting taillé sur mesure. En témoigne Jesse Eisenberg (Zombiland) qui incarne un Mark Zuckerberg à la fois génial et inquiétant. D'où l'intérêt du film. Ce personnage (probablement fort romancé), obsédé par le prestige social, est en fait incapable de cultiver la moindre amitié. Et il finira par créer... le site de réseautage social le plus populaire au monde!
Depuis que le scénariste Sorkin a dit que Facebook "est à la socialisation ce que la télé-réalité est à la réalité", on peut comprendre que le vrai Mark Z. n'est pas trop chaud à l'idée du film. On le comprend, mais on n'est pas inquiet pour sa retraite.
Viennent s'ajouter à cette oeuvre d'autres trucs cools comme la musique glauque et grave de Trent Reznor ou encore Justin Timberlake en fondateur de Napster playboy et manipulateur. Convaincu ?
Bien que ce ne soit pas, d'après moi, le chef d'oeuvre annoncé par la critique américaine (l'agrégateur Metacritic calcul une note de 97% après comptabilisation de 40 critiques journalistiques), il s'agit certainement d'un film fort qui traite audacieusement du plus jeune milliardaire de la planète.
Remplacez Rosbud par ajouter Mark comme ami.
vendredi 1 octobre 2010
L'extraterrestre de St-Armand
Assis, le dos appuyé contre un érable qui borde le chemin de St-Armand, Jean-Pierre Raffarin (nom fictif) venait d'avoir une Révélation. Jusque là hanté par le souvenir du regard triste et moqueur de son père mourant dans ses bras, le sens de la vie lui apparu enfin lorsque, soudainement :
-Bonjour, je viens d'une autre planète...
Brutalement chassé de ses réflexions, horrifié, Jean-Pierre Raffarin se leva sec devant l'immigrant à trois jambes. Celui-ci sortit un calepin de son vêtement galactique, le consulta et marmonna prestement :
-Je m'appelle Vrok. Je viens de la Galaxie voisine. Je suis ici en paix. Bla bla bla... Gêné, il parcourut le texte rapidement du doigt puis tourna la page. Ah! Il se racla la gorge. Voilà! Soulagé, il ajouta, Je cherche le Parlement.
Jean-Pierre Raffarin était bouche bée. Il n'avait pas cligné des yeux depuis l'arrivée de Vrok. Il était terrifié.
-Bonjour, je viens d'une autre planète...
Brutalement chassé de ses réflexions, horrifié, Jean-Pierre Raffarin se leva sec devant l'immigrant à trois jambes. Celui-ci sortit un calepin de son vêtement galactique, le consulta et marmonna prestement :
-Je m'appelle Vrok. Je viens de la Galaxie voisine. Je suis ici en paix. Bla bla bla... Gêné, il parcourut le texte rapidement du doigt puis tourna la page. Ah! Il se racla la gorge. Voilà! Soulagé, il ajouta, Je cherche le Parlement.
Jean-Pierre Raffarin était bouche bée. Il n'avait pas cligné des yeux depuis l'arrivée de Vrok. Il était terrifié.
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