samedi 25 septembre 2010

La playlist de Darwin

Steve Lohr, dans un article du New York Times publié le 22 août dernier, dresse un état des lieux médiatique.

Ainsi, en partant d'observations simples comme la disparition du support médiatique traditionnel (papier journal, disque compact, dvd, livre) au profit du disque dur et du lecteur flash ; la raréfaction de la conversation téléphonique, jugée intrusive, amenée par l'essor de la messagerie instantanée en ligne et du texto ; puis en remontant dans le temps pour nous démontrer que ce phénomène existe depuis longtemps, en exemple la radio, qui s'est déplacée du salon vers la cuisine et l'automobile dans les années '50, la télévision ayant pris sa place, poussant ainsi Hollywood vers son époque de films à grands déploiements tels que Ben Hur ou How the West was Won, pour garder les spectateurs dans les salles obscures....

Il s'agirait là, d'après le penseur des médias Marhall McLuhan, de l'adaptabilité des médias, au sens le plus darwinien. Les plus gros deviennent prédateurs, certes, mais les plus futés s'adaptent.

Nicholas Negroponte, fondateur du Media Lab du Michigan Institute of Technology dit : Le texte ne s'en va pas, ni la lecture. Le papier s'en va.  Soit. Il y a là, comme pour la musique et les films et la télé et la photo et tout le reste, beaucoup d'avantages.

Là où le bât blesse, selon le journaliste (et moi-même), c'est dans l'avènement du multitasking : surfer le web en répondant à un texto tout en regardant le hockey à la télé sont désormais choses courantes. Mais il y a un prix : la perte d'intérêt s'accélère à mesure qu'on clique partout et que finalement, on apprend peu. Voire rien.

Le consommateur et la technologie sauront-il s'adapter à ce défi ? C'est la question que nous pose le journaliste.

Quant à moi, devrais-je étudier en communication ?

4 commentaires:

  1. On trouve tellement d'études sérieuses qui prouvent noir sur blanc que le cerveau humain n'est tout simplement pas fait pour le réaliser plusieurs tâches à la fois. Déficits d'attention, de mémoire et autres complications neurologiques plus grave sur le long terme. Pourtant c'est ce qu'on valorise. Le format change (Ipad, iphone, twitter,.. ) mais c'est évident que le contenu change lui aussi pour satisfaire notre appétit de : " Dis moi TOUT ce que je dois savoir en 140 caractères".

    - Faire de la communication ? Oui ! (Presse écrite ?)
    - Des études ? Si c'est nécessaire uniquement.
    - Public à cibler : Ceux qui veulent du contenu. La seule espèce qui va survivre ^_^

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  2. -C'est pourquoi je continue à encourager certains médias "traditionnels" qui ont encore les moyens de faire des reportages digne de ce nom (et de plus de 140 caractères...)
    -Mais je ne suis pas toujours si fort car le multi-tâche est un plaisir facile.
    -Ouais, l'écriture. C'est bien de faire le clown et les imitations, mais l'écriture supplanterait tout ça si j'étais : reporter.
    -Gens qui veulent du contenu, suivez-moi !

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  3. Dans la théorie de l'évolution, il y a un élément de hasard qui est le moteur des mutations génétiques et ce sont celles qui s'avèrent offrir un avantage adaptatif qui sont sélectionnées.

    Les medias (dans le sens strict des moyens de véhiculer un contenu) se trouvent précisément dans une phase intense de mutations et il finira, je pense, par y avoir une de ces transformations qui supplantera les autres en raison des avantages qu'elle offre.

    Un des avantages qui pourrait faire la différence serait possiblement d'avoir une technologie qui offre tous les bienfaits de la mobilité sans le sacrifice du contenu.

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  4. Oui et le iPad est un pas dans la bonne direction, d'après moi. Léger, silencieux, convivial, rapide et bénéficiant d'une plus grande autonomie énergétique que l'ordinateur portable, il a beaucoup pour plaire. Si le "confort de lecture" à long terme est là, les contenus le sont aussi...

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